Depuis une vingtaine d’années, de nombreux foyers ont adopté l’utilisation régulière d’aliments ultra-transformés. Ces aliments prêts à l’emploi représentent une grande partie de l’offre des supermarchés, y compris dans les rayons d’alimentation diététique et biologique. On les achète en général car ils sont très pratiques, parfois économiques et souvent d’une saveur plutôt agréable.  Ces aliments répondent aux besoins et contraintes de la vie citadine d’aujourd’hui (manque de temps pour préparer de bons petits plats) et sauvent ainsi beaucoup de nos diners ! Cependant, nous savons tous que consommer des produits ultra-transformés n’est pas sans conséquences sur notre santé. Apprendre à les reconnaître et les remplacer peut être une étape pour une vie plus saine et plus équilibrée.

Savoir reconnaître et remplacer les aliments ultra-transformés.

Que sont les aliments ultra-transformés ?

Les aliments ultra-transformés sont des produits qui ont subi une transformation et auxquels on a le plus souvent ajouté des ingredients. En regardant les informations nutritionnelles obligatoires, on peut généralement trouver la liste de ces additifs : conservateurs, colorants, aromes artificiels, émulsifiants, gélifiants, édulcorants, épaississants ou exhausteurs de goût. Les chips, les boissons gazeuses, les céréales du petit-déjeuner particulièrement appréciés par les enfants et ados sont des classiques. Certains plats cuisinés caractérisés comme « biologiques » peuvent aussi contenir des ingrédients peu recommandés. Rappelons-nous de la confiture de notre grand-mère, du gâteau fait-maison encore tiède pour le gouter ou encore des yaourts sortis de la yaourtière !

Quel est le risque de consommer trop d’aliments ultra-transformés ?

En plus des additifs, qui représentent un vrai danger pour notre organisme, les aliments ultra-transformés contiennent une haute teneur en sel, en sucre et en huiles. En général, le gout de ces aliments est plutôt agréable au palais. C’est ce qui crée un véritable risque de dépendance et peut donner de très mauvaises habitudes dès le plus jeune âge.

Certaines études scientifiques mettent en avant la relation entre la consommation de ces aliments avec l’augmentation importante des maladies dites de civilisation. Les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’obésité sont de vraies menaces de notre époque.

Une étude faite par la Sorbonne a analysé et mesuré les informations médicales et les habitudes alimentaires de près de 105000 adultes (NutriNet-Santé). Selon les premiers retours, les indices relationnels entre la consommation d’aliments ultra-transformés et l’augmentation de cas de cancers sont importants, mais de nouvelles études doivent être réalisées pour confirmer ces premiers résultats.

Comment pouvons-nous manger autrement ?

Si nous voulons réussir à réduire notre consommation d’aliments ultra-transformés, nous avons besoin avant tout de temps. Pour cela, il faut apprendre à mieux le gérer et prendre du recul. Bien choisir les ingrédients de notre alimentation est bien sur un élément important mais nous pouvons aussi nous mettre plus régulièrement au « fait-maison » dans la cuisine. Faire participer toute la famille à la préparation des repas, jusqu’à la production d’aliments peut être une bonne stratégie. C’est non seulement un agréable moment pédagogique mais aussi de joyeux partages autour de recettes ou du potager.
Aujourd’hui, on trouve une multitude de recettes ou idées de tout ce que l’on peut faire par soi-même à la maison. Il est par exemple possible d’explorer des techniques anciennes de fermentation ou de conservation. Il faut prendre le temps de planifier ces repas, s’organiser, se faire plaisir avant tout et sans doute dépenser moins ou plus intelligemment.